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Accompagnement des équipes enseignantes de la Comue

Le 26 février, le LabSET démarrait l’accompagnement des équipes enseignantes de la Comue (Communauté d’universités et d’établissements) de Paris-Est qui expérimentent le portfolio dans leur programme de formation par compétences.   

Le LabSET débute l’accompagnement des équipes, dans le cadre de l’IDEFI (Initiatives d’Excellence en Formations Innovantes) « IDEA » porté par l’UPE (Université de Paris-Est).

Cet accompagnement s’effectuera tout au long de l’année 2017. Il s’inscrit, en outre, dans le prolongement des projets « IDEA-compétences » développés depuis 2014 avec le concours de Jacques Tardif, qui était présent pour l’occasion. Parmi les 16 équipes pédagogiques qui expérimentent la démarche compétences depuis 3 ans, quatre d’entre elles ont répondu à l’appel à projets « Accompagnement Portfolio ». Le portfolio est "une démarche plutôt qu’un outil" avec "une centration sur l’étudiant et ses apprentissages", rappelle en préambule Hélène Zerrouki, chargée de mission innovation et formation au sein de la cellule IDEA de l’UPE.

Voici les 4 projets qui bénéficieront cette année du soutien du LabSET et de l’accompagnement des ingénieurs pédagogiques de la COMUE:

  • Master « Tourisme », Upem. Dans le cas du master tourisme de l’Upem, le portfolio est "un outil de dialogue entre l’étudiant et ses intervenants, un outil technique de collecte de preuves, qui s’inscrit dans une perspective longue et qui favorise l’auto-évaluation et l’adoption par l’étudiant d’une attitude réflexive sur son parcours", présente Nathalie Fabry, maître de conférences en économie internationale à l’Upem. Le portfolio a été introduit à la rentrée 2015 à titre facultatif et il est utilisé de manière systématique depuis la rentrée 2016. Il est encore trop tôt pour dire si l’expérience est probante précise-t-elle. Nathalie Fabry sollicite l’aide du LabSET notamment pour "structurer le portfolio", "passer d’une logique 'maquette' à une logique de 'compétences'"
     
  • Filière « Génie industriel », École des Ponts ParisTech. Les objectifs sont, pour l’élève, de "réfléchir à son projet professionnel et construire son parcours en conséquence, démontrer le développement de compétences sur la base du référentiel, valoriser ses compétences dans son discours en se présentant", indique Aurélie Delemarle. Aurélie Delemarle s’interroge, entre autres, sur la nécessité de coachs extérieurs pour accompagner les enseignants et étudiants, l’exploitation des stages dans le portfolio, et "comment faire comprendre aux étudiants ce qu’ils doivent faire pour démontrer leurs compétences".
     
  • Master « Urbanisme et Aménagement », EUP (UPEC & UPEM). "Nous sommes dans l’expérimental, le progressif", prévient Corinne Larrue, directrice de l’École d’urbanisme de Paris. Dans le cadre de l’EUP, le portfolio permet aux étudiants de présenter et justifier les compétences développées, d’avoir un regard réflexif sur la formation, d’identifier des acquis à partir d’expériences dans les différents lieux d’apprentissage… Corinne Larrue observe notamment que les enseignants-chercheurs s’approprient de manière diverse le portfolio depuis 2 ans, et que les étudiants se sont rendu compte de l’intérêt d’expliciter leur apprentissage même si "l’auto-appréciation a été difficile". L’équipe de l’EUP a besoin de réfléchir avec le LabSET sur les potentialités du portfolio, ses différents usages pédagogiques et professionnels mais aussi ses différentes formes.
     
  • Filière « Génie mécanique » , ESIPE-UPEM. Mise en œuvre à la rentrée 2016, le dispositif du portfolio est expérimenté avec les étudiants de 3e année, et il le sera dès l’année prochaine auprès des étudiants de 1re année. Les enseignants et tuteurs ont d’ores et déjà reçu deux sessions de formation pour s’approprier le dispositif. L’équipe de l’Esipe souhaite notamment "poursuivre le déploiement du portfolio en bénéficiant d’un soutien et d’une prise de recul via un regard extérieur" et notamment revoir sa grille d’évaluation des portfolios, explique Benoît Jacquet-Faucillon, responsable de la filière génie mécanique de l’Esipe. Il souligne également la richesse de ce type de réunion collective qui permet aux enseignants de partager et d’échanger sur leurs expérimentations.